La musique live en Espagne a généré 807 202 623 euros de vente de billets en 2025, soit 11,24 % de plus qu'en 2024. C'est le quatrième exercice consécutif en hausse et la première fois que le secteur franchit les 800 millions. Lu en entier, le Rapport annuel de la musique live 2026 décrit une année bien plus inégale que son propre titre : deux provinces signent presque toute la croissance, sept territoires ont généré moins que l'année précédente et le trimestre des festivals a reculé.
Le Rapport annuel est publié chaque année par l'Asociación de Promotores Musicales (APM). C'est le document de référence du secteur. L'édition 2026 compte 115 pages, attribue ses tableaux à « APM et SGAE » et prolonge la série de chiffres d'affaires depuis 2015. Toutes les données de cet article en proviennent. Les croisements et pourcentages dérivés sont de l'arithmétique sur ces mêmes tableaux.
Le record est signé par deux provinces
Le secteur a encaissé 81 592 950 euros de plus qu'en 2024 : de 725 609 673 à 807 202 623. C'est toute la croissance de l'année. La question utile, c'est d'où elle vient.
Madrid est passée de 185 370 550 à 237 173 883 euros. Soit 51 803 333 euros de plus, un +27,95 %. Barcelone a clôturé à 136 895 780 euros avec un +20,62 %, c'est-à-dire 23 406 969 euros de plus.
Somme des deux : 75 210 302 euros. Sur une croissance nationale de 81 592 950, cela représente 92,2 %. Les 7,8 % restants, un peu plus de six millions d'euros nets, c'est ce qu'apporte, additionné, tout le reste du pays.
Madrid concentre 29,38 % du chiffre d'affaires national et Barcelone 16,96 %. Ensemble, 46,3 %. Le Rapport annuel arrondit à « près de 50 % ».
Le document lui-même attribue l'élan madrilène aux grandes salles. Il cite le Movistar Arena, avec Maluma, Young Miko, Myke Towers et Joaquín Sabina, et l'Iberdrola Music, siège du Mad Cool depuis dix ans. À Barcelone, il pointe Billie Eilish et Guns N' Roses, qui ne se sont arrêtés que là.
Derrière les deux premières, l'échelle s'effondre. Troisième, Séville, avec 27 475 628 euros : 3,40 % du total national et un -22,38 % par rapport à 2024. Valence, 26 888 210 (3,33 %, +5,74 %). Malaga, 25 891 052 (3,21 %, +9,85 %). Biscaye, 25 802 724 (3,20 %) avec un +35,49 %, que le Rapport annuel souligne comme la plus forte évolution en pourcentage parmi les provinces de référence.
La lecture opérationnelle est inconfortable. Si vous programmez hors de Madrid et Barcelone, le +11,24 % ne décrit pas votre année : il décrit celle d'un autre. Un record national n'est pas un argument pour augmenter la jauge, monter le prix ou assumer un cachet plus élevé à Séville, à Vigo ou à Palma. Les chiffres de votre province, eux, le sont. Et dans plusieurs, ils vont dans le sens inverse.
Dix ans de série : l'argent court quatre fois plus vite que le public
Le Rapport annuel publie la série complète des chiffres d'affaires depuis 2015, en millions d'euros :
| Année | Chiffre d'affaires (M€) |
|---|---|
| 2015 | 194,5 |
| 2016 | 223,2 |
| 2017 | 269,2 |
| 2018 | 333,9 |
| 2019 | 382,6 |
| 2020 | 138,6 |
| 2021 | 157,6 |
| 2022 | 459,2 |
| 2023 | 579,0 |
| 2024 | 725,6 |
| 2025 | 807,2 |
Le document étiquette quatre phases : « croissance soutenue » (2015-2019), « choc -63,8 % » (2020), « reprise +191 % » (2021-2022) et « maturité +11,24 % » (2025). Il parle de « stabilisation professionnalisée » et prévient que « la normalisation de la croissance n'implique pas de stagnation ». C'est défendable : croître de 11 % depuis 725 millions, ce n'est pas croître de 191 % depuis 157.
Ce que le Rapport annuel ne fait pas, c'est croiser cette série avec celle du public. C'est là que se trouve sa donnée la plus inconfortable. Entre 2019 et 2024, les deux dernières années avec les trois séries complètes, et on verra tout de suite pourquoi :
- Chiffre d'affaires : +89,7 %
- Concerts : +32,3 % (de 91 106 à 120 510)
- Spectateurs : +20,2 % (de 28 243 877 à 33 954 503)
L'argent croît plus de quatre fois plus vite que le public. Ramené à un quotient : 13,55 euros de chiffre d'affaires par spectateur en 2019 et 21,37 en 2024, soit +58 % en cinq ans.
Un avertissement s'impose, et ce n'est pas une formalité. Ce n'est pas le prix moyen d'un billet. C'est le quotient de deux séries que le Rapport annuel publie ensemble et avec la même attribution (APM et SGAE), mais sans affirmer qu'elles couvrent exactement le même univers d'événements. Le Rapport annuel ne publie aucun prix moyen et ce quotient n'apparaît pas dans le document : c'est nous qui l'avons calculé. Avec cette réserve, il indique une direction claire : la recette moyenne par spectateur augmente beaucoup plus vite que le nombre de spectateurs.
Cette direction explique une bonne part du bruit réglementaire récent. Le prix du live est aujourd'hui un sujet de débat public, du plafond de la revente indexé sur l'IPC que la CNMC a demandé de nuancer aux limites au prix dynamique de la loi sur la consommation durable.
L'année n'a pas progressé en été
Le tableau mensuel du Rapport annuel est celui qui contredit le plus le titre.
| Mois | 2024 € | 2025 € | Var. |
|---|---|---|---|
| Janvier | 21 478 921 | 23 236 253 | +8,18 % |
| Février | 33 982 098 | 30 628 229 | -9,87 % |
| Mars | 42 156 734 | 87 584 095 | +107,76 % |
| Avril | 37 718 613 | 42 435 926 | +12,51 % |
| Mai | 26 388 995 | 35 104 436 | +33,03 % |
| Juin | 75 342 241 | 60 625 311 | -19,53 % |
| Juillet | 110 557 115 | 119 884 681 | +8,44 % |
| Août | 66 020 010 | 42 155 629 | -36,15 % |
| Septembre | 68 763 089 | 72 881 979 | +5,99 % |
| Octobre | 76 883 558 | 96 394 627 | +25,38 % |
| Novembre | 69 234 067 | 88 487 806 | +27,81 % |
| Décembre | 97 084 234 | 107 783 651 | +11,02 % |
Juin recule de 19,53 %. Août recule de 36,15 %. Le trimestre des festivals, juin, juillet et août, passe de 251 919 366 à 222 665 621 euros : un -11,6 % dans une année qui a clôturé à 11,24 % de hausse. Seul le +8,44 % de juillet évite un décrochage plus marqué.
Où le record s'est-il donc signé ? En mars, qui fait plus que doubler (+107,76 %, de 42,2 à 87,6 millions). En octobre (+25,38 %, jusqu'à 96,4). En novembre (+27,81 %, jusqu'à 88,5). Et en décembre, qui monte de 11,02 % et clôture à 107,8.
Juillet reste le plus gros mois de l'année avec 119,9 millions, mais décembre (107,8) et octobre (96,4) s'en rapprochent déjà. La courbe de la saison s'aplatit : le pic estival perd de sa hauteur relative et l'automne gagne du poids.
Cela touche deux décisions. La fenêtre de vente : si la concurrence pour l'attention ne se concentre plus en juin, le calendrier d'ouvertures hérité n'a plus de sens. Et le prix : une saison à deux pics oblige à revoir quand ouvrir un palier et quand le maintenir, ce qui se gère avec des règles de pricing dynamique définies à l'avance, pas avec le tarif de l'année précédente.
Une nuance honnête : le Rapport annuel n'explique pas pourquoi juin et août reculent. Une édition annulée ou un changement de date déplacent des millions d'un mois à l'autre sans que le public change d'avis. Ce que l'on peut affirmer, c'est ce que disent les chiffres : la croissance de 2025 n'est pas venue de l'été. Et l'été est en plus le trimestre le plus scruté par les régulateurs : en témoigne l'amende de 320 000 euros infligée à l'organisateur du Reggaeton Beach Festival.
Sept territoires ont généré moins qu'en 2024
Sur les dix-huit territoires recensés par le Rapport annuel, sept ont clôturé en dessous de l'année précédente :
| Territoire | 2024 € | 2025 € | Var. |
|---|---|---|---|
| Castille-La Manche | 19 598 077 | 14 270 135 | -27,19 % |
| Galice | 36 038 359 | 30 438 763 | -15,54 % |
| Ceuta et Melilla | 612 303 | 542 352 | -11,42 % |
| Canaries | 35 048 832 | 31 572 398 | -9,92 % |
| Baléares | 21 606 169 | 20 217 961 | -6,43 % |
| Andalousie | 116 157 215 | 108 736 131 | -6,39 % |
| Communauté valencienne | 48 465 425 | 46 455 057 | -4,15 % |
Le cas de l'Andalousie est celui qui pèse le plus : troisième communauté du pays, avec 13,47 % du chiffre d'affaires national, elle perd 7,4 millions d'euros dans une année de record sectoriel. La Castille-La Manche perd plus d'un quart de ce qu'elle générait. La Galice, près de 16 %.
À l'autre extrême, le Pays basque passe de 29 063 495 à 44 570 440 euros : un +53,35 %, le plus grand bond en pourcentage de toutes les communautés. La Navarre progresse de 34,52 % (de 10 909 701 à 14 675 608). La Cantabrie, de 20,93 %. L'Aragon, de 19,01 %. La Catalogne, de 17,77 %. La Rioja, de 17,07 %. La Castille-et-León, de 16,37 %.
Madrid, la Catalogne et l'Andalousie totalisent 63,1 % du total : 29,38 %, 20,22 % et 13,47 %. Près des deux tiers de l'argent du secteur tiennent dans trois communautés, et l'une des trois a reculé.
Ce qui compte pour un promoteur, ce n'est pas le classement, c'est la variance. La même année et dans le même contexte, une communauté monte de 53 % et une autre baisse de 27 %. Ce n'est pas « le marché » : ce sont des calendriers de tournée, des disponibilités de salles et les décisions d'une poignée d'acteurs. Une prévision de vente appuyée sur la moyenne nationale s'appuie sur un chiffre que presque aucun territoire n'a vécu.
C'est de la billetterie, pas de la marge
Le Rapport annuel mesure ce qui entre par la vente de billets. Il ne mesure pas ce qui reste. C'est la distinction qui se perd chaque fois que le titre circule : une année record en billetterie est compatible avec une année difficile pour un promoteur donné, parce qu'entre le brut et le résultat de l'exercice, il y a les cachets, la production, la sécurité, les assurances et le coût d'avancer tout cela des mois avant d'encaisser.
Le Rapport annuel lui-même le reconnaît. Il inclut un texte signé par Fran González, conseiller éditorial, intitulé « Combien coûte l'émotion ? », où il soutient que « la musique live n'a jamais autant rapporté, ni autant coûté » et décrit des promoteurs qui ont « renégocié des cachets, comprimé des marges, ajusté des productions et pris des risques financiers », ainsi que des festivals « qui ont freiné les hausses au détriment de leur rentabilité ».
Dans le même document cohabitent le chiffre record et le témoignage de marges sous pression. Ce n'est pas une contradiction : c'est la différence entre chiffre d'affaires et résultat. Si le chiffre de 807 millions vous sert à quelque chose, que ce soit comme référence de demande. Pas comme miroir de votre compte de résultat.
Les deux TOP10 mélangent deux métiers différents
Le Rapport annuel publie deux classements de vente de billets sur le territoire national. Voici celui des artistes nationaux :
| # | Artiste | Concerts | Spectateurs | Promoteur |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Joaquín Sabina | 41 | 383 633 | The Project, Get In, Riff |
| 2 | Manuel Carrasco | 31 | 367 256 | Riff |
| 3 | Antonio Orozco | 32 | 170 378 | Clipper's Music Group |
| 4 | Aitana | 3 | 153 198 | GTS, Clipper's Music Group |
| 5 | Dellafuente | 2 | 117 630 | No Faavors |
| 6 | Arde Bogotá | 7 | 115 249 | Raw Music, Crash Music et autres |
| 7 | Lola Índigo | 3 | 109 253 | GTS, Clipper's Music Group |
| 8 | Fito & Fitipaldis | 10 | 92 727 | Live Nation |
| 9 | Rels B | 5 | 84 292 | Live Nation, Dale Play Live |
| 10 | Cano | 8 | 75 352 | The Project, The Music Republic et autres |
Et voici celui des internationaux :
| # | Artiste | Concerts | Spectateurs |
|---|---|---|---|
| 1 | Ed Sheeran | 2 | 137 884 |
| 2 | Imagine Dragons | 2 | 112 419 |
| 3 | AC/DC | 2 | 103 946 |
| 4 | Chayanne | 9 | 97 446 |
| 5 | Bruce Springsteen | 2 | 77 865 |
| 6 | Duki | 6 | 74 593 |
| 7 | Rauw Alejandro | 5 | 72 789 |
| 8 | Radiohead | 4 | 67 095 |
| 9 | Sebastián Yatra | 13 | 64 881 |
| 10 | Maluma | 4 | 59 621 |
La tournée de Sabina, « Hola y Adiós », était sa tournée d'adieu : 41 concerts dans 18 villes espagnoles, plus 37 en Amérique, et dernière date au Movistar Arena de Madrid. Aitana est la première femme du classement national. Chayanne, le premier artiste latino de l'international. Les deux concerts d'Ed Sheeran ont eu lieu à l'Estadio Riyadh Air Metropolitano de Madrid.
Divisez maintenant les spectateurs par les concerts et ce que la liste cache apparaît. Ed Sheeran : 68 942 personnes par concert. Dellafuente : 58 815. Aitana : 51 066. Lola Índigo : 36 418. En face, Chayanne : 10 827. Sabina : 9 357. Fito & Fitipaldis : 9 273. Sebastián Yatra : 4 991.
Ce sont deux métiers différents rangés dans la même colonne. Dellafuente a vendu plus de billets avec 2 concerts que Fito & Fitipaldis avec 10. Sebastián Yatra a eu besoin de 13 dates pour vendre 64 881 billets. Maluma en a vendu 59 621 en 4. Classer par billets vendus récompense le stade et rend invisible la longue tournée de salles et de théâtres, qui est là où vit la plus grande partie du secteur.
Ce n'est pas une erreur de calcul, c'est un critère de classement. Mais il vaut mieux le savoir avant d'utiliser ces listes comme référence. Si votre métier, ce sont 30 dates de 1 500 personnes, aucun de ces vingt noms ne décrit votre problème.
Un classement auquel il faut s'inscrire
Il y a une deuxième chose à lire avant de traiter les TOP10 comme une photo du marché. Le Rapport annuel explique son propre critère :
« Le TOP 10 des ventes de billets met en lumière les 10 artistes ou groupes qui ont vendu le plus de billets en 2025 sur le territoire national et qui ont envoyé les rapports et certificats correspondants pour être audités par le secrétariat technique de l'APM. »
La phrase clé, c'est la seconde moitié. C'est un classement autodéclaré : y entre qui envoie la documentation. Ce n'est pas un recensement du marché, et l'APM elle-même ne prétend pas que ce le soit.
Cela n'insinue rien sur personne. C'est une limite que le document déclare en toutes lettres, et c'est pour cela qu'il faut la rappeler quand ces listes sont citées comme la carte complète de l'année. Ce que le TOP10 mesure avec précision, c'est qui a vendu le plus parmi ceux qui se sont soumis à l'audit.
Où est l'électro
Aucun tableau du Rapport annuel ne ventile le chiffre d'affaires par genre musical : ni le national, ni celui des communautés, ni le mensuel. Et dans les deux TOP10, pas un seul artiste électro n'apparaît. Combiné au critère autodéclaré de la section précédente, le club reste doublement hors champ : il n'est pas ventilé et il ne se déclare pas.
Ce n'est pas un reproche au Rapport annuel : il mesure le secteur entier, il le fait bien, et la ventilation par genre n'est pas sa mission. Mais le résultat pratique, c'est qu'il n'existe aujourd'hui aucune source publique qui réponde aux questions que se pose chaque jour celui qui programme de l'électro : quel poids pèse le clubbing face au concert, comment se comporte la recette d'une nuit de club face à celle d'un festival, quelle part des ventes est anticipée et quelle part se fait à la porte.
La donnée qui manque cette année
Et voici la découverte qui en dit le plus sur l'état du secteur. Le Rapport annuel tient depuis 2015 un tableau à trois colonnes : concerts, spectateurs et membres de l'APM.
| Année | Concerts | Spectateurs | Membres APM |
|---|---|---|---|
| 2019 | 91 106 | 28 243 877 | 77 |
| 2020 | 45 306 | 7 384 637 | 82 |
| 2021 | 64 682 | 11 770 169 | 82 |
| 2022 | 97 948 | 24 900 000 | 82 |
| 2023 | 110 192 | 28 340 000 | 87 |
| 2024 | 120 510 | 33 954 503 | 99 |
| 2025 | — | — | 103 |
La ligne 2025 est vide pour les concerts et les spectateurs. Le Rapport annuel ne publie que le nombre de membres : 103.
Autrement dit : l'année vendue comme un record est la première de la série pour laquelle on ne peut savoir ni combien de personnes sont venues ni à combien de concerts. Nous savons à l'euro près combien d'argent est entré, 807 202 623, et pas entre combien de personnes le diviser.
Cela désactive la comparaison la plus utile du document. Sans spectateurs, pas de recette par spectateur pour 2025, et sans elle, on ne peut pas savoir si le secteur a grandi parce qu'il y a eu plus de monde ou parce que chaque spectateur a payé davantage. Entre 2019 et 2024, la réponse était claire : c'est le second facteur qui a pesé bien plus lourd. Si la tendance s'est poursuivie en 2025, ce Rapport annuel ne permet pas de l'affirmer. Et c'est précisément la question qui compte le plus pour qui fixe des prix en 2026.
Que faire de tout cela
- Comparez votre année avec votre province, pas avec l'Espagne. Le +11,24 % national est signé à 92,2 % par Madrid et Barcelone. Si vous programmez en Andalousie, en Galice, aux Canaries, aux Baléares, dans la Communauté valencienne ou en Castille-La Manche, votre référence 2025 est négative.
- Regardez la répartition de votre chiffre d'affaires par trimestre. S'il reste concentré sur juin-août, vous êtes dans le seul bloc de l'année qui a reculé (-11,6 %) pendant que mars, octobre et novembre progressaient à deux chiffres.
- Calculez votre recette par spectateur des cinq dernières années. C'est votre chiffre d'affaires divisé par votre public réel : le nombre que le Rapport annuel ne permet plus de calculer à l'échelle nationale pour 2025.
- Si vous citez le TOP10 dans un dossier, citez aussi son critère. C'est une liste auditée de ceux qui ont envoyé des certificats, pas un recensement. Et deux concerts de stade et une tournée de trente salles ne sont pas comparables, même s'ils partagent une colonne.
Une donnée annuelle arrive trop tard pour décider
La limite de fond n'est pas celle de l'APM, c'est celle du format. Un rapport annuel publié en mars avec les données de l'année précédente est une excellente photo et une boussole lente. Quand il arrive, la saison est déjà bouclée et les dates engagées.
Les décisions qui font bouger l'aiguille vont à une autre vitesse : quand ouvrir la vente, quand passer au palier suivant, s'il faut maintenir le prix, s'il faut renforcer la communication dans une ville qui vend mal. Tout cela se décide avec la courbe de la semaine dernière et exige des indicateurs de vente consultés chaque jour : rythme par palier, conversion par canal, poids de l'anticipé.
Le Rapport annuel vous dit dans quel marché vous êtes. Votre propre tableau de bord de vente vous dit quoi faire mardi.
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Correctif (14 août 2026). Une version antérieure de cet article chiffrait la croissance de Madrid en 2025 à +29,95 %. La donnée correcte est +27,95 %, et elle résulte de la division des chiffres du Rapport annuel lui-même : 237 173 883 € en 2025 divisés par 185 370 550 € en 2024. Le chiffre erroné provenait d'un résumé de presse que nous n'avions pas confronté au PDF original. Corrigé dans le corps, dans la réponse rapide et dans les questions fréquentes.