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La Belgique a inspecté treize festivals et relevé des infractions dans six : le problème n'était pas la revente, c'était le bracelet

L'Inspection économique belge a contrôlé 13 festivals en 2025 et relevé des infractions dans six d'entre eux. Elle a aussi examiné leur propre système de revente, sans y trouver la moindre infraction.

Por Redacción Futura Tickets

Redacción

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Selon le communiqué du FOD Economie du 24 juin 2026, l'Inspection économique belge a contrôlé 13 festivals l'été précédent — la saison 2025 — et a relevé des infractions dans six d'entre eux. Le manquement le plus fréquent concernait l'information correcte du visiteur sur le fonctionnement du système de paiement du festival et sur la possibilité de remboursement, aussi bien sur le site web que sur le site de l'événement. Le même contrôle a examiné le système propre de revente de billets des festivals, sans y constater d'infraction.

L'Inspection économique belge a contrôlé treize festivals lors de la saison 2025 et a constaté des infractions dans six d'entre eux. Le même contrôle a examiné le système propre de revente de billets des festivals, sans y trouver la moindre infraction.

Ce qui s'est passé

Le FOD Economie / SPF Économie, le service public fédéral belge de l'Économie, a publié le 24 juin 2026 un guide de survie avec dix conseils pour les festivaliers. Le sous-titre vise les organisateurs : informer correctement le visiteur reste un point de vigilance.

Le communiqué dresse le bilan de l'été précédent, la saison 2025. L'Inspection économique a contrôlé 13 festivals et a constaté des infractions dans six d'entre eux. Le manquement le plus fréquent concernait l'information correcte du visiteur sur le fonctionnement du système de paiement du festival et sur la possibilité de remboursement, aussi bien sur le site web que sur le site de l'événement. L'inspection a par ailleurs examiné le système propre de revente de billets des festivals : là, elle n'a constaté aucune infraction.

Les chiffres de la revente, côté ministère, suivent une autre logique. Il a enregistré 363 signalements de vente frauduleuse de billets en 2025 et 39 entre le 1er janvier et le 11 juin 2026. Chacune de ces deux années a donné lieu à un procès-verbal d'infraction. Le communiqué précise lui-même que ce nombre limité de procès-verbaux s'explique, entre autres, par le fait que l'Inspection économique a mené en 2023 et 2024 une enquête coordonnée spécifique sur la vente frauduleuse de billets.

Le contrôle s'appuie sur un référentiel écrit. Les directives «Het gebruik van eigen betaalmiddelen op evenementen» — l'utilisation de moyens de paiement propres lors d'événements — ont été publiées en avril 2024 et élaborées en collaboration avec la Federatie van Muziekfestivals in Vlaanderen (FMiV), la Fédération des Festivals de Musique Wallonie-Bruxelles (FFMWB) et l'Event Confederation. Ce ne sont pas une loi. Ce sont des directives du ministère, élaborées avec le secteur, et c'est sur cette base que l'inspection contrôle : le visiteur doit pouvoir acquérir le moyen de paiement propre aussi bien en espèces qu'électroniquement ; les remboursements ne sont pas obligatoires, mais si le festival les propose, il peut facturer un coût équitable à condition d'en avoir clairement informé au préalable et que la démarche ne soit pas excessivement contraignante ; les prix doivent être clairement indiqués sur le site ; et la communication sur les cautions des gobelets réutilisables doit être correcte.

Le bilan de la précédente vague de contrôles, publié le 14 novembre 2024 sous le titre « trois festivals sur quatre respectent les règles », s'est limité à ces directives : 12 festivals de musique contrôlés, neuf en règle, deux avertissements et un procès-verbal d'infraction. Cette vague-là ne portait ni sur la vente (en ligne) de billets, ni sur les possibilités de revente, ni sur celles d'annulation, ni sur le paiement échelonné. Le communiqué annonçait que les contrôles futurs porteraient aussi sur la vente de billets et les possibilités d'annulation.

Été 2024FestivalsDétail
Moyen de paiement propre (bracelet, carte, tickets de consommation)11Six avec une monnaie propre ; dans cinq de ces six cas, le prix en euros était aussi clairement indiqué
Procès-verbal d'infraction1Pour une table de conversion incomplète et peu claire
Remboursement du solde restant à la fin11Neuf facturaient ce service ; un a communiqué de façon insuffisante et a reçu un avertissement
Gobelets réutilisables11Dix avec un système de caution ; communication et mise en œuvre correctes partout
Avertissement pour les espèces1Options limitées de paiement en espèces

La porte-parole du FOD Economie, Lien Meurisse, affirme dans ce communiqué qu'il ne peut en aucun cas y avoir de pratiques commerciales déloyales, et que la communication claire sur les moyens de paiement ainsi que la transparence sur les prix et les remboursements dans les festivals restent une priorité.

Pourquoi c'est important

Le débat public sur les festivals et les billets se concentre presque entièrement sur la revente. Or, quand l'inspection belge est allée regarder le système propre de revente des festivals, elle n'a rien trouvé. Ce qui est sanctionné se joue à l'intérieur du site : l'argent que le visiteur met sur un bracelet et ce qu'il lui en coûte pour le récupérer. En Espagne, ce même point — le remboursement du solde non dépensé des bracelets — figure parmi les pratiques visées par une sanction de l'autorité de la consommation contre un organisateur de festivals.

Les trois points qui posent problème en Belgique, ce n'est pas un service juridique qui les règle. C'est une question de configuration du produit : la table de conversion de la monnaie propre, l'information sur comment et jusqu'à quand récupérer le solde, et la possibilité de charger le bracelet en espèces. Les trois se décident au moment où l'on monte le système du site, pas quand l'inspecteur arrive. L'unique procès-verbal de 2024 concernait une table de conversion incomplète et peu claire.

La donnée la plus parlante est celle des remboursements : sur onze festivals qui remboursaient le solde restant, neuf facturaient ce service. En Belgique, c'est licite, car le remboursement n'est pas obligatoire et le coût peut être facturé. Mais seulement si cela a été annoncé au préalable et si la démarche n'est pas contraignante. La règle n'interdit pas de facturer ; elle interdit de ne pas prévenir. C'est la même logique qui régit une politique de remboursement bien rédigée : le problème n'est presque jamais la condition elle-même, mais l'endroit où elle est publiée.

Et ce référentiel, c'est le secteur qui l'a écrit avec l'administration. Les directives ont été élaborées avec les deux fédérations de festivals, la flamande et la wallonne-bruxelloise, ainsi qu'avec l'Event Confederation. Ce n'est pas une norme tombée d'en haut, ce qui laisse peu de place à l'argument selon lequel le critère était imprévisible.

Que faire de cette information

Pour qui exploite un festival avec un moyen de paiement propre, tout cela se traduit par des vérifications concrètes :

  • La table de conversion, complète et lisible. S'il y a une monnaie propre, le prix en euros doit aussi être clairement indiqué sur le site. C'est pour cela que l'unique procès-verbal de 2024 a été dressé.
  • Des espèces, à l'achat comme à la recharge. Le moyen de paiement propre doit pouvoir être acquis aussi bien en espèces qu'électroniquement, et le paiement cashless est admissible s'il peut être chargé ou rechargé en espèces. En 2024, un avertissement a été donné pour des options limitées de paiement en espèces.
  • Le coût du remboursement, publié à l'avance. Facturer est autorisé si le coût est équitable, si l'information a été donnée clairement au préalable et si la démarche n'est pas excessivement contraignante. Vérifiez le nombre de clics que demande le formulaire.
  • Qui réclame le solde, et jusqu'à quand. Le solde restant sur le bracelet doit généralement être réclamé par le visiteur lui-même, dans un délai donné. Ce délai doit figurer là où on le lit avant de recharger.
  • Aux deux endroits. Le manquement relevé en 2025 concernait l'information sur le site web et sur le site de l'événement. Une rubrique correcte sur le web ne couvre pas l'affichage aux bars, et inversement. Ce qui concerne le site se décide au moment du montage, en même temps que le contrôle des accès.
  • La caution des gobelets réutilisables. La communication et la mise en œuvre doivent coïncider. En 2024, c'était le seul point où les dix festivals appliquant une caution étaient en règle.
  • Ce qui se passe en cas d'annulation ou de désistement d'un nom. Si le festival est annulé ou reporté, il y a droit au remboursement, et si la nouvelle date ne convient pas, le visiteur peut la refuser et demander à être remboursé ; si c'est seulement la tête d'affiche qui se désiste, il n'y a généralement pas de remboursement. Mieux vaut que cela soit précisé avant la vente, tout comme le régime des billets personnels et incessibles et la règle de la revente sans bénéfice.
  • Le canal de réclamation. En Belgique, les réclamations se déposent via ConsumerConnect. Savoir par où elles arrivent aide à les repérer avant l'inspection.

Sources

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Preguntas frecuentes

Combien de festivals l'Inspection économique belge a-t-elle contrôlés, et qu'a-t-elle trouvé ?
Treize, pour la saison 2025, avec des infractions constatées dans six d'entre eux, selon le communiqué du FOD Economie du 24 juin 2026. Le problème le plus fréquent concernait l'information correcte du visiteur sur le fonctionnement du système de paiement du festival et sur la possibilité de remboursement, aussi bien sur le site web que sur le site de l'événement. Le même contrôle a examiné le système propre de revente de billets des festivals, sans y constater d'infraction. Aucun résultat de la saison 2026 n'a été publié, et les communiqués n'identifient aucun festival.
Le remboursement du solde restant sur le bracelet est-il obligatoire en Belgique ?
Non. Les directives du ministère sur l'utilisation de moyens de paiement propres lors d'événements, publiées en avril 2024, établissent que les remboursements ne sont pas obligatoires, mais que si le festival les propose, il peut facturer un coût équitable, à condition d'en avoir clairement informé au préalable et que la démarche ne soit pas excessivement contraignante. Lors du contrôle de l'été 2024, sur les 11 festivals qui remboursaient le solde restant, neuf facturaient ce service et un a reçu un avertissement pour communication insuffisante.
Un festival belge peut-il fonctionner uniquement avec le paiement électronique ?
Le guide du 24 juin 2026 rappelle que le paiement cashless est admissible s'il a été clairement communiqué au préalable et si le support peut être chargé ou rechargé en espèces. Les directives d'avril 2024 exigent que le visiteur puisse acquérir le moyen de paiement propre aussi bien en espèces qu'électroniquement. Lors du contrôle de 2024, un festival a reçu un avertissement pour ses options limitées de paiement en espèces.
Que dit le FOD Economie sur la revente d'un billet ?
Que revendre est autorisé, mais sans bénéfice : avec bénéfice, c'est interdit et on s'expose à une sanction. Le ministère ajoute que certains billets sont personnels et incessibles. Il a enregistré 363 signalements de vente frauduleuse de billets en 2025 et 39 entre le 1er janvier et le 11 juin 2026, avec un procès-verbal d'infraction dressé chacune de ces deux années. Les réclamations se déposent via ConsumerConnect.

À propos de l'auteur

Redacción Futura Tickets

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Elaborado por la Redacción de Futura Tickets con asistencia de IA y revisión editorial humana. Responsable editorial: Alejandro García Cestero. Foto: Kampus Production vía Pexels.

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