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Juridique14 min

Combien d'agents de sécurité faut-il pour un événement en Belgique en 2026 ?

La Belgique ne fixe un nombre légal d'agents que pour le football : un steward pour 300 titres d'accès. Qui décide du reste, et quelles amendes risque-t-on ?

par Alejandro García Cestero

CEO et fondateur

Combien d'agents de sécurité faut-il pour un événement en Belgique en 2026 ?
Foto: Ken Lund from Reno, Nevada, USA (CC BY-SA 2.0) vía Openverse

Réponse rapide

La loi belge ne fixe pas de nombre général d'agents de sécurité : il découle de l'analyse de risque de l'organisateur et de l'autorisation du bourgmestre, après avis du chef de corps de la police. Seul le football a un ratio légal : un steward pour 300 titres d'accès émis, avec un minimum de dix.

Aucune norme belge ne dit combien d'agents de sécurité il faut pour un concert. La loi du 2 octobre 2017 règle qui peut faire de la sécurité privée et ce qu'il peut faire à l'entrée, mais elle laisse le nombre à l'analyse de risque de l'organisateur et à la décision du bourgmestre. Le seul chiffre écrit dans une norme est celui du football : un steward pour 300 titres d'accès émis. Le reste se négocie avec la police locale, et il se négocie avant de vendre.

Combien d'agents la loi belge exige-t-elle pour un événement ?

La loi ne donne aucun nombre. La loi du 2 octobre 2017 réglementant la sécurité privée et particulière, publiée au Moniteur belge du 31 octobre 2017 et en vigueur depuis le 10 novembre de cette année-là, définit les activités, les autorisations et les compétences des agents, mais ne fixe aucune proportion par spectateur.

Le nombre est fixé par l'autorité locale. La circulaire ministérielle SPV07 du 29 mars 2018 sur le gardiennage privé lors d'événements et de festivals, publiée au Moniteur belge du 16 avril 2018, le dit sans détour : « L'organisateur procède à une analyse de sécurité, mais c'est finalement en concertation avec les autorités locales que la capacité à mobiliser est déterminée ». Elle ajoute que le bourgmestre « peut fixer des conditions supplémentaires, selon sa propre appréciation ».

Cela a une conséquence sur le calendrier. Si le nombre sort d'une concertation, on ne le connaît pas à la clôture du budget, mais quand la commune répond. En Belgique, le coût de la sécurité d'un festival reste une variable ouverte jusqu'à la signature du bourgmestre, et il pèse sur le prix du billet autant que la TVA et la revente.

Qu'est-ce qui relève du « gardiennage d'événements », et qu'est-ce qui n'en relève pas ?

La définition est large. L'article 3, 7° de la loi de 2017 considère comme activité de gardiennage « toute forme de gardiennage statique de biens, de surveillance et de contrôle du public en vue d'assurer le déroulement sûr et fluide d'évènements ». Et l'article 2, 15° définit l'événement comme « manifestation de nature culturelle, sociale, festive, folklorique, commerciale ou sportive, à l'exclusion des lieux de danse occasionnels et en ce compris les festivals, à caractère temporaire, où du public est présent ».

Moins de choses échappent au périmètre qu'on ne le croit. La circulaire SPV07 précise que celui qui se borne à encaisser à l'entrée d'un parking « n'exerce pas d'activité de gardiennage », alors que surveiller ce parking en est une. Elle recommande aussi de bannir un mot : « Le terme "steward" utilisée souvent dans le passé lors de festivals, peut prêter à confusion. Il vaut donc mieux ne pas utiliser ce terme ». En Belgique, steward veut dire football.

Les sorties nocturnes suivent une autre voie. L'article 3, 8° crée une activité distincte, le « gardiennage milieu de sorties », et la circulaire elle-même exclut de son champ « le milieu de sorties (discothèques, soirées, ...) ». Une salle qui programme des concerts puis ouvre comme club relève, selon l'heure, de deux régimes différents.

Peut-on placer son propre personnel ou des bénévoles à l'entrée ?

On le peut, mais pas sans papiers. L'article 16 exige l'autorisation préalable du ministre de l'Intérieur, tant pour celui qui offre des services de gardiennage que pour celui qui organise un service interne : mettre ses propres employés au contrôle du public, c'est monter un service interne, et cela demande la même autorisation. L'article 22 ajoute que l'autorisation dure cinq ans, renouvelables.

L'exception est l'article 24, pensé pour le tissu associatif. Une association peut confier le gardiennage d'un événement qu'elle organise elle-même à ses membres effectifs ou à des personnes ayant « un lien effectif et manifeste » avec elle, « pour autant que » l'association ne poursuive pas de but lucratif et ait un objet autre que l'organisation d'événements, que les membres « ne reçoivent aucune forme de paiement et n'exercent cette activité que sporadiquement », et que « le bourgmestre ait donné son autorisation à cet effet, après l'avis du chef de corps de la police locale ». La circulaire SPV07 traduit le caractère sporadique en chiffre : « la fréquence visée ne dépasse pas la norme de quatre fois par an ».

Qui assure la sécuritéCe qu'exige la loi de 2017Ce qu'il peut faire
Entreprise de gardiennage autoriséeAutorisation du ministre de l'Intérieur, cinq ans (art. 16 et 22), convention écrite avec le mandant (art. 51), assurance de responsabilité civile (art. 38)Les activités mentionnées dans son autorisation (art. 21)
Service interne de l'organisateurLa même autorisation préalable du ministre de l'Intérieur (art. 16)Les activités autorisées, dans les lieux qu'il gère (art. 5)
Bénévoles d'une association (art. 24)Absence de but lucratif, objet autre que l'organisation d'événements, absence de rémunération, caractère sporadique et autorisation du bourgmestre après avis du chef de corpsUniquement les compétences des art. 102, 105, 110, 111, 112 et 115, 2°

L'écart d'exigence est grand. L'agent professionnel doit remplir les conditions de l'article 61 : 18 ans révolus, absence de condamnations, profil de l'article 64, conditions de formation et d'expérience professionnelle fixées par le Roi et examen psychotechnique, dont l'arrêté royal du 23 mai 2018 détaille le contenu et l'organisation. L'article 24 dispense précisément le bénévole de deux d'entre elles, la formation du 61, 4° et l'examen psychotechnique du 61, 7°, et ramène la condition de nationalité du 61, 2° à trois ans de résidence principale légale en Belgique.

La liste des compétences du bénévole est fermée : « Ces membres peuvent uniquement exercer les compétences visées aux articles 102, 105, 110, 111, 112 et 115,2° ». C'est notre lecture de cette énumération, pas un avertissement du texte, mais elle découle du mot *uniquement* : on n'y trouve ni l'article 103, qui permet le contrôle visuel des véhicules, ni l'article 106, qui permet de demander des documents d'identité. Les bénévoles n'ont pas non plus besoin de carte d'identification et il leur est interdit d'accepter des pourboires, par renvoi à l'article 120.

Que peut faire un agent à l'entrée, et que ne peut-il pas faire ?

Moins que ce que le public imagine. L'article 102 limite le contrôle d'accès à un seul objectif : vérifier si la personne porte des armes « ou des objets dangereux dont l'introduction dans le lieu peut perturber le bon déroulement de l'événement ou mettre en péril la sécurité des personnes présentes ». À cet effet, l'agent peut contrôler visuellement le contenu des bagages que la personne porte.

L'article 104 pose deux limites à la fouille : elle ne peut aller au-delà de « la palpation superficielle des vêtements de l'intéressé », que seul un agent « du même sexe que la personne contrôlée » peut effectuer, et les contrôles « ne peuvent être effectués que pour autant que les personnes concernées se soumettent volontairement à ces contrôles ». Il n'y a pas de fouille forcée à l'entrée : il y a un droit de refuser l'accès à celui qui ne s'y soumet pas, ce qui est tout autre chose.

Ce refus est strictement encadré par l'article 105 : ne pas se soumettre au contrôle, tenter d'entrer dans des lieux non accessibles au public, ne pas disposer du document d'accès requis, être susceptible de perturber le bon déroulement de l'événement ou de mettre la sécurité en danger. Si la personne insiste, les agents peuvent l'empêcher d'entrer « sans faire usage de la violence ni de la contrainte ». Et le paragraphe 5 se clôt sur une interdiction qui a un prix : « Les agents de gardiennage ne peuvent refuser ou empêcher l'accès à un lieu sur la base d'une discrimination directe ou indirecte ».

Trois détails de plus à intégrer au *briefing* d'entrée, en plus de ceux que reprend déjà le guide du contrôle d'accès en festival. L'article 80 oblige à porter la carte d'identification « de manière clairement lisible », et l'article 79, 3° à la présenter à qui la demande. Les articles 110 à 112 permettent de retenir toute personne prise en flagrant délit, en prévenant immédiatement la police, interdisent de l'enfermer ou de l'attacher et obligent à la libérer « si les services de police ne sont pas arrivés sur place dans les deux heures ». Et l'article 120 interdit à l'agent de recevoir des pourboires de tiers.

L'agent peut-il demander la carte d'identité pour vérifier un billet nominatif ?

Dans un festival, non. L'article 106 permet à l'agent de gardiennage de se faire présenter des documents d'identité « exclusivement à la demande du mandant » et dans trois cas seulement : à l'entrée de lieux non accessibles au public, à l'entrée des salles de jeux de classes I et II et, depuis la modification du 19 juin 2023, à l'entrée des stades de football ou de certaines de leurs parties, « afin de vérifier la correspondance entre l'identité mentionnée sur le titre d'accès et celle figurant sur les documents d'identité de la personne détentrice du titre d'accès ». Le même article interdit de copier, retenir ou conserver le document.

L'entrée générale d'un festival est un lieu accessible au public selon la définition de l'article 2, 16°, de sorte qu'elle ne correspond à aucun des trois cas. La lecture est la nôtre, mais c'est celle qui découle du texte : si vous voulez des billets nominatifs en Belgique, la vérification avec le document ne peut pas être faite par l'agent à l'entrée principale. En revanche, le contrôle des accréditations en backstage, en production ou dans les zones artistes entre bien dans le cadre, puisque ce sont des lieux non accessibles au public.

Cette donnée change la conception du produit avant celle du dispositif de sécurité. Si le billet nominatif ne peut pas être vérifié par rapport au document, le contrôle antifraude doit s'appuyer sur le titre lui-même : QR dynamique, bracelet associé, blocage du second scan et revente canalisée par l'organisateur.

Comment vérifier que votre prestataire de sécurité est autorisé ?

En consultant la liste publique avant de signer. Le SPF Intérieur publie sur sa page autorisations et activités les listes des entreprises et des services autorisés, afin que « les citoyens, professionnels ou encore les autorités » puissent les consulter. La liste des entreprises de gardiennage autorisées en date du 26 juin 2026 compte 75 pages et détaille, entreprise par entreprise, le numéro d'entreprise, le téléphone et les activités autorisées en français et en néerlandais.

Voilà le piège habituel : il ne suffit pas que l'entreprise y figure. La première entrée de cette liste, par exemple, n'est autorisée que pour le gardiennage statique de biens et la protection de personnes, pas pour le « gardiennage d'évènements ». Engager une entreprise autorisée pour une autre activité laisse le dispositif sans couverture légale.

La loi elle-même prévoit quatre autres vérifications. L'article 51 oblige à signer une convention écrite avec le mandant avant la première prestation. L'article 55 interdit la sous-traitance, sauf si l'entrepreneur principal et le sous-traitant sont autorisés et qu'une convention écrite existe pour chaque mission, avec le nom, les coordonnées, la période et les lieux du sous-traitant communiqués au mandant. L'article 38 exige de l'entreprise une assurance de responsabilité civile couvrant la responsabilité découlant des activités autorisées. Et si vous faites venir une entreprise de l'étranger, l'article 35 impose que son siège d'exploitation se trouve dans un État de l'Espace économique européen, et l'article 39 impose aux entreprises de gardiennage une garantie bancaire réalisable à première demande de 12 500 euros, étendue aux services internes qui n'ont pas de siège d'exploitation en Belgique.

Combien coûte une erreur ?

Entre 100 et 25 000 euros par infraction. L'article 242 fixe cette fourchette générale et renvoie au tableau annexé à la loi, qui répartit les infractions en sept tranches. Voici celles qui concernent un organisateur d'événements.

Infraction (loi du 2 octobre 2017)Amende administrative
Offrir des services de gardiennage ou organiser un service interne sans autorisation (art. 16, alinéa 1)15 000 à 25 000 €
Recourir aux prestations d'une entreprise non autorisée (art. 17)10 000 à 15 000 €
Refuser ou empêcher l'accès par discrimination directe ou indirecte (art. 105, alinéa 5)5 000 à 7 500 €
Ne pas respecter les conditions du régime des bénévoles (art. 24, alinéa 1)2 500 à 5 000 €
Dépasser les limites du contrôle d'accès (art. 102, 103, 104 et 105, alinéas 1 à 4)1 000 à 2 500 €
Bénévoles ne remplissant pas l'article 61 ou outrepassant leurs compétences (art. 24, alinéas 3 à 5)500 à 1 000 €

La comparaison entre deux lignes est un calcul de notre part sur le tableau annexé, et elle hiérarchise les priorités : engager une entreprise non autorisée est sanctionné d'un minimum de 10 000 euros, soit quatre fois le minimum de 2 500 que risque l'association qui dépasse les limites avec ses bénévoles. Trois autres règles du même chapitre : le règlement amiable de l'article 240 s'élève à 30 % du montant de l'amende, soit entre 3 000 et 4 500 euros dans le cas de l'article 17 ; le tribunal de première instance de Bruxelles peut réduire la sanction, mais jamais en dessous de 70 % du minimum, soit 7 000 euros dans ce même cas (art. 254) ; et l'amende se paie dans les 30 jours (art. 251). L'article 250 ajoute que celui qui « offre, organise ou planifie des activités » est civilement responsable du paiement de l'amende infligée aux personnes qui travaillent pour son compte.

Les infractions se prescrivent par trois ans (art. 248), et la récidive dans ce délai double le montant (art. 244, 2°).

Qu'est-ce qui change s'il s'agit d'un match de football ?

Tout change : c'est le seul cas où le nombre est écrit. La loi du 21 décembre 1998 relative à la sécurité lors des matches de football oblige, en son article 7, § 1, les organisateurs d'un match national ou international à engager « des stewards de l'un et de l'autre sexe », et son article 8 charge le Roi de déterminer le nombre minimum et la structure hiérarchique.

Ce nombre figure à l'article 15 de l'arrêté royal du 25 mai 1999 déterminant les conditions d'engagement des stewards de football : « L'organisateur déploie le nombre de stewards déterminé en divisant par 300 le nombre de places pour lesquelles des titres d'accès ont été mis à disposition pour la rencontre, sans que cependant le nombre de stewards à déployer puisse être inférieur à 10; ce nombre minimum de 10 est ramené à 5 s'il s'agit d'un club qui évolue en deuxième division nationale ». Le diviseur n'est ni la capacité du stade ni la fréquentation réelle : ce sont les titres d'accès mis à disposition. Un match avec 20 000 titres libérés exige 20 000 divisé par 300, soit 66,7 arrondi à l'unité supérieure : 67 stewards. Fermer une tribune ne réduit pas seulement les recettes, cela abaisse aussi l'effectif exigé.

Le steward n'est pas un agent de gardiennage : le même arrêté royal exige 18 ans révolus (art. 8) et une formation comprenant une partie théorique, une partie pratique et des stages aux côtés de stewards expérimentés lors d'au moins cinq matches (art. 10). Ses tâches figurent aux articles 15 à 17 de la loi de 1998 et sa faculté de contrôle d'accès à l'article 13. La liste des normes de sécurité du football du SPF Intérieur reprend en outre l'arrêté royal du 20 juillet 2005 sur la gestion des billets et l'arrêté royal du 15 juin 1999 relatif à la politique de sécurité et de coordination, qui oblige à désigner par écrit un responsable de la sécurité chargé d'informer les stewards avant chaque match.

Quel rôle jouent le bourgmestre et le règlement de police ?

Le rôle décisif. L'autorisation d'un événement en Belgique ne découle pas d'une loi fédérale sur les spectacles, car elle n'existe pas : elle découle de la police administrative générale du bourgmestre, fondée sur les articles 133, alinéa 2, et 135, § 2 de la Nouvelle loi communale. Le règlement général de police de la commune, les conditions du permis et les horaires en dépendent.

Le non-respect de ce règlement est sanctionné par la voie administrative communale. L'article 4, § 1, 1° de la loi du 24 juin 2013 relative aux sanctions administratives communales permet au conseil communal de prévoir « une amende administrative qui s'élève au maximum à 175 euros ou 500 euros selon que le contrevenant est mineur ou majeur ». Ces montants sont modestes comparés à ceux de la loi de 2017, mais ils s'appliquent par fait constaté et sans passer par un tribunal.

Le cas le plus visible du pays montre que les conditions locales ont du poids : les communes de Boom et Rumst et la gouverneure de la province ont laissé Tomorrowland 2026 sans feux d'artifice le premier week-end, en raison d'un risque d'incendie. Une condition de permis peut changer le spectacle en quelques jours, et mieux vaut le prévoir dans le contrat avec le prestataire technique que dans le communiqué.

Et Futura Tickets, que couvre-t-il ?

Disons-le clairement : aucune plateforme de billetterie ne remplace une entreprise de gardiennage autorisée ni l'autorisation du bourgmestre. Ce que fait un système de vente, c'est fournir les données avec lesquelles on discute le dispositif : titres émis par zone, courbe d'arrivée prévue et occupation en temps réel. Futura Tickets est une plateforme SaaS espagnole de billetterie pour organisateurs professionnels : sans abonnement mensuel ni frais d'inscription, et avec Futura Tickets la base de données des spectateurs appartient à 100 % à l'organisateur, avec e-mails et téléphones complets, dans le respect du RGPD. L'application de Futura Tickets valide un QR en 1 à 2 secondes et un bracelet NFC en moins d'une seconde. Dans son guide opérationnel, Futura Tickets recommande de configurer des alertes de jauge à 80 % et à 95 % de la capacité de chaque zone, deux seuils qui aident à décider quand renforcer un accès. Pour la partie administrative du même événement, la facture électronique structurée est déjà obligatoire en Belgique.

Liste de vérification avant de signer avec une entreprise de sécurité en Belgique

Sept vérifications, toutes avant l'ouverture de la vente.

Cherchez votre prestataire dans la liste du SPF Intérieur et regardez la colonne des activités. Qu'il soit autorisé ne signifie pas qu'il le soit pour le « gardiennage d'évènements » : l'article 21 dit que l'autorisation mentionne les activités autorisées. Recourir aux prestations d'une entreprise non autorisée, c'est 10 000 à 15 000 euros au titre de l'article 17.

Demandez l'autorisation et vérifiez sa date. Elle dure cinq ans (art. 22). Si elle expire entre la signature et l'événement, demandez le renouvellement par écrit.

Signez la convention avant la première prestation. L'article 51 l'exige, et l'article 55 oblige à identifier par écrit tout sous-traitant, avec la période et les lieux.

Si vous comptez sur des bénévoles, demandez l'autorisation au bourgmestre à temps. L'article 24 exige l'avis préalable du chef de corps de la police locale et la vérification individuelle de chaque personne désignée. Et comptez les occurrences : le maximum est de quatre par an selon la circulaire SPV07.

Rédigez l'analyse de sécurité et apportez-la à la réunion avec la commune. C'est de cette concertation que sort le nombre d'agents. Arriver sans analyse, c'est laisser un autre le fixer.

Instruisez l'entrée par écrit. Fouille volontaire et superficielle, par un agent du même sexe, sans demander la carte d'identité sauf dans les cas de l'article 106, sans violence et sans critères discriminatoires. Le paragraphe 5 de l'article 105 représente 5 000 à 7 500 euros.

S'il s'agit de football, calculez les stewards sur les titres libérés, pas sur la capacité. Un pour 300, avec un minimum de dix, cinq en deuxième division nationale. Ce qui vaut pour la jauge vaut pour le personnel : on le dimensionne avec les données de vente, comme pour tout dispositif de sécurité d'événement.

Conclusion

La Belgique réglemente très précisément *qui* surveille et *ce qu'il* peut faire, et laisse en blanc *combien* ils sont. C'est cette asymétrie qui surprend l'organisateur étranger : il peut boucler un budget de sécurité parfaitement légal et découvrir à la réunion avec la police locale que le dispositif doit doubler. Les trois chiffres qui, eux, sont écrits méritent d'être retenus, car ce sont ceux que l'on sanctionne : 300 titres d'accès par steward au football, quatre événements par an comme plafond du régime des bénévoles et 10 000 euros d'amende minimale pour avoir engagé une entreprise absente de la liste du SPF Intérieur.

Sources

Actualité du secteur : Belgique

futuratickets.be/revista

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Questions fréquentes

Existe-t-il un ratio légal d'agents de sécurité par spectateur en Belgique ?
Non, sauf pour le football. La loi du 2 octobre 2017 ne fixe aucune proportion pour les concerts, les festivals ou les salons. La circulaire SPV07 indique que l'organisateur réalise l'analyse de sécurité et que la capacité à mobiliser est déterminée « en concertation avec les autorités locales ». Le bourgmestre peut imposer des conditions supplémentaires selon sa propre appréciation.
Les bénévoles de mon association peuvent-ils assurer la sécurité ?
Oui, mais avec des limites. L'article 24 de la loi de 2017 le permet si l'association ne poursuit pas de but lucratif et n'a pas pour objet d'organiser des événements, si les bénévoles ne perçoivent aucune rémunération et si l'activité est sporadique. La circulaire SPV07 chiffre le caractère sporadique à quatre fois par an au maximum, et le bourgmestre doit donner son autorisation après avis du chef de corps.
Un agent peut-il demander la carte d'identité à l'entrée d'un festival ?
Non. L'article 106 de la loi de 2017 permet seulement d'exiger des documents d'identité à la demande du mandant et dans trois cas : l'entrée de lieux non accessibles au public, les salles de jeux de classes I et II et les stades de football. En aucun cas l'agent ne peut copier, retenir ou conserver le document.
Que risque un organisateur qui engage une entreprise non autorisée ?
Une amende administrative de 10 000 à 15 000 euros. L'article 17 interdit de recourir aux services d'une entreprise non autorisée et le tableau annexé à la loi situe cette infraction dans cette fourchette. L'entreprise qui propose des services sans autorisation s'expose à une amende de 15 000 à 25 000 euros.
Combien de stewards faut-il pour un match de football en Belgique ?
Un pour 300 places pour lesquelles des titres d'accès ont été mis à disposition, avec un minimum de dix, ramené à cinq si le club évolue en deuxième division nationale. C'est ce que fixe l'article 15 de l'arrêté royal du 25 mai 1999, pris en exécution de l'article 8 de la loi du 21 décembre 1998.
Comment vérifier que mon prestataire est autorisé ?
Dans la liste des entreprises de gardiennage autorisées que publie la Direction Sécurité privée du SPF Intérieur. La version du 26 juin 2026 compte 75 pages et indique, entreprise par entreprise, les activités autorisées. Toutes celles qui sont autorisées pour le gardiennage statique ne le sont pas pour le gardiennage d'événements.

À propos de l'auteur

Alejandro García Cestero

CEO et fondateur

Fondateur et CEO de Futura Tickets. Pilote la stratégie produit, le développement de l'entreprise et la relation avec les organisateurs d'événements, avec un objectif : leur donner le contrôle total de leur billetterie et de leurs données.

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